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Cocktail spirit 2016 - Les cocktails


Retour sur le salon Cocktail Spirit 2016. Aujourd'hui, je vais vous présenter la partie "cocktails à base de whisky". Prêt pour un petit tour du monde ?



Il débute au pays du soleil levant avec la marque japonaise de whisky, Nikka, crée par le célèbre Masataka Taketsuru, père du whisky japonais.

Sur le stand, je rencontre  Stanislav Vadrna, mixologiste de renom et ambassadeur de la marque, toujours heureux de partager son amour pour le bartending japonais. En effet, il s'inspire de la maxime bouddhiste ichigo ichie rappelant que chaque cérémonie du thé est unique et qu'elle ne se reproduira plus jamais au cours d'une vie.

En appliquant ces préceptes, l'hospitalité et le service ainsi que la réalisation du cocktail sont parfaits. Le cocktail présenté est à base de Nikka from the barrel avec une crème de cassis Merlet, du Chinato Mancino Vermouth et du Dry Curaçao. Un vrai régal, on ressent bien les caractéristiques boisées du whisky. L'amertume du vermouth et du triple sec est bien contrebalancé par la crème de cassis.

Sur son stand, je renverse mon verre car je suis intimidé par son charisme... mais toujours souriant Stanislav m'aide à tout nettoyer. En partant, il m'envoie des baisers ! C'est un sacré personnage ! :-)





Après cette première dégustation, je reprends mon voyage en direction du vieux continent, plus précisément en Écosse, au stand Auchentoshan. Implanté dans le Lowlands, c'est l'unique distillerie d'Écosse à pratiquer une triple distillation.

Le cocktail présenté est une réalisation d'Amaury Guyot du Sherry Butt, incluant l'Auchentoshan American Oak,vieilli en fûts de chêne américain, avec la bière Brooklyn East IPA, de la gentiane, du vermouth Carpano Antica Formula infusé à la groseille, le tout saupoudré de copeaux de fève de cacao. La forte amertume de l'IPA est équilibrée par les notes vanillées du whisky, typiques des fûts de bourbon. Le résultat est singulier mais le whisky est un trop discret à mon goût. Je finis tout de même mon verre, il ne faut pas gâcher !





L'amertume toujours en bouche, je repars en direction du centre des États-Unis, au Kentucky, pour déguster le cocktail réalisé à base du Four roses small batch. Malgré des a prioris, la curiosité me pousse à tester ce cocktail.

Je ne suis pas un amateur des bourbons que je trouve trop vanillé et pas assez complexe selon moi. Même si en Irlande, la triple distillation procure de la rondeur, il n'y a pas de comparaisons.

Je déguste un dram pour me faire une idée plus précise avant de déguster le cocktail. Cette nouvelle version issue d'une sélection de quatre bourbons uniques est plus intéressante dans sa gamme d'arômes.

L'utilisation de ce bourbon ajouté au Martini Riserva Speciale Rubino reste très classique. Les arômes vanillés du bourbon sont plus légers grâce à l'apport du vermouth. A goûter !






Mon tour se termine dans les Caraïbes, au stand Havana. Je retrouve une vieille connaissance, Joseph Biolatto, rencontré précédemment lors du Whisky Live 2012. Ancien du Forvm, Joseph a co-fondé avec Julien Escot, le Bâton Rouge, un bar évoquant l'ambiance de la Louisiane. C'est l'une de mes adresses préférées sur Paris, dans le quartier de Pigalle. Rien à voir mais ils servent aussi des ribs à tomber par terre !

Petit écart de conduite pour moi : ce cocktail ne comporte pas du tout de whisky ! Le cocktail présenté est le Hospenalidad cocktel, création spéciale de Joseph à l'occasion du concours Havana Club Paris. Comme tous les cocktails qu'il réalise, c'est délicieux !

Et voilà, ce tour du monde du cocktail est terminé. Je vous à dis à bientôt pour la dernière partie de mon récit. Il n'y aura pas de whiskies mais de grandes découvertes !




Cocktail spirit 2016 - Les whiskies

De passage sur Paris pour assurer la promotion de mon dernier film Les Tortues Ninjas 2, j'en ai profité pour me rendre au rendez-vous annuel, Cocktail Spirit Paris ! Comme pour les années précédentes, le salon se situe à la Maison Rouge près du quartier de la Bastille. Cette année, plus de 40 marques de spiritueux ainsi que de nombreux acteurs influents dans le milieu du cocktail ont répondu présent. Je n'ai que quelques heures devant moi pour faire le tour du salon, alors je me dirige de suite vers un premier stand.

Le hasard fait que je commence ma dégustation de whisky avec la marque irlandaise la plus connue au monde, Jameson. Au programme des nouveautés : Jameson Caskmates, Jameson Crested et le Jameson Select Reserve.



Le Jameson Caskmates est un whisky vieilli en fût ayant servi au préalable à la fabrication de bière brune de type stout provenant de la brasserie Franciscan Well de Cork. On retrouve toute la douceur sucrée liée à la triple distillation, typique des whiskies irlandais avec une finale dévoilant des arômes de cacao et café. La finition en fût de bière n'apporte pas un goût assez prononcé de houblon.

Le Jameson Crested est un assemblage de plusieurs whiskeys âgés de 7 à 8 ans, vieilli dans des fûts de sherry, dans les proportions suivantes : 60% de pure pot still et 40% de grain. Ce blend est doux et rond avec de délicates notes de sherry. 

Le Jameson Select Reserve est un assemblage de whiskeys de grain et de malt, vieilli en fûts de bourbon et de xérès. Cela confère des arômes riches et complexes de bois grillé, d’épices et de fruits exotiques. Son caractère rond et moelleux est toujours présent.

Dans un cocktail que l'on me propose, sa rondeur reste très appréciable, c'est un très bon cocktail.



Le stand juste à côté me permet de me rendre en Écosse, avec la marque Chivas où je suis accueilli par Rémy Savage, bar manager du Little Red Door à Paris. Cette année, 3 versions sont présentées : le 12 ans d'âge, le 18 ans Gold Signature et l'Extra.

Le Chivas 18 ans Gold Signature est un blended scotch, sélection des meilleurs whiskies de malt et de grain d’Écosse. C'est une version savoureuse et complexe. Le nez révèle des notes de céréalières que l'on retrouve en bouche agrémenté de touches d'agrumes. Complexe, le final est marqué par les épices.
Le plus de cette gamme, c'est le design par Pininfarina de la Ice press, façonnant un glaçon en forme de goutte à partir d'un pain de glace. L'attente est un peu longue mais le résultat est très classieux ! Je vais me renseigner pour avoir des glaçons personnalisés pour la WWE !


Le Chivas Extra est quant à lui, un assemblage de whiskies en partie vieillis en fûts de chênes blancs américains et d'autre part en fûts de sherry. Ce blend est très gourmand et fruité. Les notes boisées et épicées restent agréable en bouche tirant vers le caramel, la vanille. Un blend de bonne facture que j'apprécie beaucoup.

Rémy me laisse prendre quelques photos sur son stand. Il faut dire qu'avec ma carrure, personne n'ose me dire non. Je lui ai promis de venir le voir prochainement dans son bar.


Je continue ma visite jusqu'à apercevoir un stand avec pas mal de bouteilles de whisky, je dois absolument aller voir ! Je rencontre Alice qui me reconnait de suite : soit elle est fan de catch, soit de whisky ! Sa grande culture retient toute mon attention. Elle me propose quelques dégustations et me parle avec passion de son stand. Depuis une vingtaine d'années, la société Dugas, fondée par François-Xavier Dugas, est une entreprise de négoce de spiritueux à la recherche de produits authentiques du terroir. Parmi la sélection de whiskies, il y a les distilleries de Bruichladdich, Bunnahabhain, G.Rozelieures, Glengoyne, Teeling, etc...



La distillerie Teeling ne m'est pas inconnue car de passage à Dublin, j'avais posé avec Stephen Teeling, le directeur. En effet, cela faisait plus de 125 ans qu'aucune nouvelle distillerie n'avait ouvert à Dublin, notamment dans le centre ville !


Le Teeling small batch est un assemblage de malt et de grain affiné en fûts de rhum. En bouche, il est moelleux et fruité puis développe un caractère boisé. Je pense que vous allez entendre beaucoup parler de ce whisky !

Alice me fait ensuite déguster une nouveauté, le Spirit of Dublin. Le poitín est le nom d’un ancien spiritueux produit à partir de grain ou de pommes de terre dans des alambics illégaux. Il est composé à part égale d'orge malté et non malté, distillé trois fois et non vieilli en fût. Le résultat est surprenant. Les arômes de céréales sont très présents accompagné de notes fruitées. Le tout est très doux avec une finition sèche. Le renouveau du whiskey irlandais est en marche !!!


Après ces premières dégustations européennes, je traverse l'océan atlantique pour découvrir les whiskies américains. Mon premier arrêt est au stand de la Tuthilltown Distillery, située dans le nord de l'état de New-York. Le hudson Manhattan rye est un whisky à base de seigle vieilli peu de temps dans des petits fûts. En bouche, les arômes de vanille et de caramel rappellent le bourbon. Le final tirant vers des notes d'épices de cannelle et poivre permet de s'en démarquer. Je m'assoie quelques minutes en attendant de rencontrer l'ambassadeur mais je crois qu'il préfère la compagnie des femmes !

Toujours aux États-Unis, je découvre le Gentleman Jack, seul whiskey à être filtré deux fois sur du charbon de bois d’érable, avant la mise en fût et avant sa mise en bouteille. Avec un corps huileuse, des  notes fruitées et de réglisse évolue vers des notes torréfiées avec la présence du bois brûlé. A découvrir ! Ensuite, le woodford reserve, bourbon très vanillé, me fait que peu d'effet.



Pour finir ce premier épisode, je voudrais vous parler d'une découverte sur le stand de Marussia France : un nouveau producteur français de whisky, la distillerie de Monsieur Balthazar. L'aventure a commencé en 1984 à Hérisson, en Auvergne jusqu'à la création de la distillerie en 2000 et sa reprise par David Faverot en 2012. Fervent défenseur de l’authenticité et du savoir-faire français, le Hedgehog est un whisky produit à partir de 40% de maïs bio, 40% de trois sortes d’orge malté et 10% de farine de seigle. La finition s'effectue dans des fûts de chêne neuf de Tronçais. Le résultat est gras et très céréalier, plutôt original.

La distillerie propose un nouveau whisky, l'Aumance, hommage à la rivière éponyme passant dans la ville d'Hérisson. C'est une distillerie française à suivre !

Je vous dis à très vite pour les prochains volets de ma visite du salon Cocktail spirit 2016 !


Cocktail spirit 2013


Les 2 et 3 juin derniers se tenait la Cinquième édition du salon Cocktails Spirits. C'est pour moi l'occasion de faire une virée à Paris et de découvrir les nouvelles tendances à base de whisky dans le monde du cocktail.


Je récupère mon badge à l'entrée avant d'entamer un rapide tour du salon, situé au rez-de-chaussée de La Maison Rouge. Il y a beaucoup de monde sur place, c'est le moment idéal pour rencontrer de réels passionnés, des professionnels du milieu et de bénéficier de l'effervescence du salon.

Premier arrêt au stand de Jameson, le stand le plus design du salon avec son décor et son ambiance lounge. On me présente le cocktail "Jameson Ginger & Lime" dont voici la recette :
  1. Versez 50 ml du whisky Jameson dans un verre rempli de glaçons
  2. Complétez avec du soda au gingembre
  3. Déposez une tranche de citron vert sur le dessus
  4. Remuez, c'est prêt !
C'est l'un de leurs best-sellers que j'avais déjà pu goûter lors de ma visite de la distillerie Jameson à Dublin durant les festivités de la Saint-Patrick. C'est un cocktail rafraîchissant où l'on sent légèrement la base du whisky Jameson. Vous pouvez le faire goûter à celles et ceux qui n'aiment pas trop le goût whisky pour les initier et peut-être les faire changer d'avis.

Au stand "Tendances de l'année", je découvre inéluctablement un nouvel ingrédient : le miel. Lors d'une visite à la distillerie Bushmills, j'avais dégusté le Bushmills Honey. Là, je découvre avec surprise qu'ils ne sont pas les seuls. En effet, il y a désormais le Jim Beam Honey (USA) et le Mackmyra Bee (Suède) qui intègrent également du miel dans leur recette. A ce stand, je remarque également que dans le domaine du whisky, la tendance est à proposer des whisky avec un degré d'alcool plus faible pour une utilisation en cocktail ou qui pourrait se rapprocher de la liqueur.

En parlant de liqueur, je redécouvre un peu plus loin, une vieille liqueur américaine, Southern Comfort, faite à partir d'alcool de fruits, d'épices et de whisky. Crée à l'origine par le barman Martin Wilkes Heron à la Nouvelle Orléans en 1874, ce produit contenait à l'origine du whisky mais désormais il faudra se contenter d'arômes de whisky. Dommage ! Ainsi le degré d'alcool est modéré (35%). Épicés avec des notes d'orange amère au final, cette liqueur de whisky est destinée aux cocktails.

Plus loin, sur le stand de la Maison du whisky, on me fait découvrir la collection de blends de chez Compass Box :

Oak cross (43%) : élaboré à partir de single malt provenant de distilleries des Highlands du Nord, dont Teaninich, ce whisky est fruité avec le goût épicé des malts typiques des Highlands. Il ne restera pas dans ma mémoire.

Spice tree (46%) : comme le Oak cross, ce whisky est élaboré à partir de single malt âgés d'environ 10 ans, provenant de distilleries des Highlands du Nord. Son caractère épicé provient de son mode de vieillissement. Après un premier élevage en fûts de chêne américain de premier et de second remplissage, il est vieilli une seconde fois dans des fûts montés de têtes fortement chauffées, construites à partir de chênes français centenaires des Vosges. Whisky intéressant, encore faut-il aimer son côté très épicé.

Peat monster (46%) : comme son nom le laissait présager, ce whisky est particulièrement fumé. Il est élaboré à partir des malts de l’île d’Islay pour ses accents de fumé et médicinal et de la distillerie Ardmore dans le Speyside. C'est une belle découverte ! Il a été élu "Meilleur Whisky Ecossais" et "Médaille d'Or" lors de l'International Whisky Competition 2011.

Je continue ma visite, ravi de mes dégustations, vers le stand Nikka. Comme à son habitude, le célèbre et charismatique Stanislas Vadrna, toujours présent, nous concocte son cocktail à base de Nikka from the barrel. Pendant ce temps, je me concentre sur la gamme de Nikka présentée :

- Yoichi 15 ans : pour ma part, ce whisky reste une référence
- Miyagikyo 12 ans : en provenance de la distillerie Miyagikyou, située au nord de l'île d'Honshu. C'est le whisky le moins tourbé du groupe.
- Nikka Coffey Grain : élaboré à base de maïs, la céréale confère au whisky une texture ronde, généreuse et une grande intensité aromatique. Le terme Coffey provient non pas de l'utilisation de Coffee mais des alambics Coffey au sein de la distillerie Miyagikyo. Ces vieux alambics produisent des whisky très ronds. Une vrais surprise.
- Pure malt : une référence de la gamme
- From the barrel : l'entrée de gamme

L'heure tourne à grande vitesse ici, alors pour finir, je voudrais parler de ma découverte au stand Monkey Shoulder du cocktail "l'Artist's special" : dans la lignée du cocktail au Nikka from the Barrel, je trouve que ce cocktail sort vraiment du lot au niveau gustatif. Et puis la présentation du cocktail dans une petite bouteille en verre avec une paille à rayures rouges et blanches était très drôle et sympatique. A goûter !
J'ai de la chance car on m'explique au passage le nom du whisky Monkey Shoulder : les ouvriers appelés “maltmen”, qui remuaient l’orge à l’aide d’une pelle, étaient constamment exposés aux courants d’airs qui leur occasionnaient de sérieux rhumatismes. Cette maladie était connue sous le nom de « monkey shoulder ». C’est en hommage à ces "maltmen" qu'a été créé ce « triple malt ». Les 3 singes représentent les 3 single malt utilisés (Glenfiddich, Balvenie et Kininvie). 

Ce fut une visite très enrichissante avec de nombreuses rencontres, surprises et découvertes. Je me rends compte qu'il y a beaucoup à apprendre et que cela ne fait que commencer.

Un grand merci à toute l'équipe de Cocktails Spirits pour l'organisation et sa passion pour la mixologie.

Kilchoman

Après une bonne nuit de repos, je reprend mon périple, destination la côte ouest de l'île d'Islay.
D'après ma carte, cette distillerie se trouve très éloignée de la côte.
En effet, au milieu de la lande écossaise, j'aperçois au loin une cheminée typique des distilleries. Enfin, je touche bientôt au but. Un long chemin en terre m'amène à la ferme distillerie de Rockside.

Le projet démarre en 2001 mais il faudra attendre juin 2005 pour qu'Anthony Willis débute sa production. L'île n'avait pas vu de création de distilleries depuis plus d'un siècle ! Selon la légende, le bâtiment serait à l'endroit exact où le premier whisky écossais fut distillé selon la technique de fabrication irlandaise. Ainsi, le propriétaire donne le nom de son whisky en hommage à la ville la plus proche, Kilchoman. Un retour aux sources.


Cette distillerie réalise toutes les étapes de la chaîne de fabrication, de l'orge cultivé sur ses terres en passant par l'étape cruciale du maltage jusqu'à la mise en bouteille. Cette marque est plutôt confidentielle comparée aux autres grandes distilleries de l'île.

J'ai le plaisir de goûter le Machir Bay 46%. Résultant de l’assemblage de fûts de bourbon de premier remplissage âgés de 3, 4 et 5 ans, puis affinée 8 semaines en fût de sherry oloroso. 

Avec sa belle couleur or, on sent aussi quelques notes de paille ou de foin. Ce n'est pas un whisky complexe, peu tourbé à mon goût mais dont l'équilibre et la douceur en font un bon whisky de plaisir.